Intelligence artificielle et notariat : défis, opportunités et impacts
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21 septembre 2023
Louis Gourret, en collaboration avec d’autres experts juridiques, examine les défis posés par la mise en œuvre du droit de préemption Pinel en France. Depuis son entrée en vigueur en 2014, ce droit a suscité des débats doctrinaux et des incertitudes juridiques quant à son champ d’application. L’auteur plaide en faveur d’une réflexion pour clarifier et rationaliser l’utilisation de ce dispositif.

La purge du droit de préférence de l’article L. 145-46-1 du Code de commerce, dit « Pinel », est régulièrement source de difficultés pour les praticiens. En effet, depuis l’entrée en vigueur le 18 décembre 2014 de l’article 14 de la loi n° 2014-626 du 18 juin 2014 – dite loi Pinel – le droit de préemption ouvert au preneur en cas de vente d’un local à usage commercial ou artisanal a provoqué des divergences doctrinales et des incertitudes liées à certaines décisions de justice quant à son champ d’application, alors même que l’intention du législateur était initialement très claire : « favoriser le maintien des très petites entreprises commerciales et artisanales dans les zones de centre-ville soumises à une pression immobilière ».
Louis Gourret, dans le cadre de la Conférence Colbert défend aux côtés de Me Justine N’DIAYE (WARGNY KATZ), Me Delphine LUCIEN-COIRRE (Allez & Associés Notaires) et de Me Marie-Anne Le Floch (Cheuvreux) l’idée de dégager une position de principe à destination de la pratique afin d’éviter le recours systématique à la purge par prudence dudit droit de préemption.
Retrouvez le fruit de cette réflexion collégiale dans un article intitulé « Droit de préemption Pinel : plaidoyer pour l’exclusion des bureaux et des entrepôts », publié dans la revue Construction – Urbanisme n° 9 – Septembre 2023.